DéfiSciences

Par Ariane VLÉRICK

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Bienvenue

DéfiSciences a pour slogan Pour des sciences humainement exactes. Un bon résumé de la démarche. Celle de développer un espace de dialogue entre personnalités issues de tous les horizons socio-culturels et, ainsi, de contribuer à combler le fossé qui se creuse jour après jour entre littéraires et scientifiques, chercheurs et artistes, rêveurs et rationnels.

Les outils sont un FORUM DE DISCUSSION, sur lequel les membres présentent des oeuvres scientifiques en tous genres et débattent des enjeux des développements technoscientifiques, et un BLOG.

DéfiSciences est à votre disposition pour qu'ensemble nous pointions du doigt les nombreux défis que peuvent relever les chercheurs qui, chaque jour, font évoluer la Science, en veillant à ce que ses applications, porteuses de multiples espoirs, ne soient pas sources de déficiences, techniques mais aussi humaines...
Ariane

Participer à l'édition 2008 du "World Knowledge Dialogue Symposium": maintenant ou jamais!

Publié le samedi 24 mai 2008

Dans deux de mes précédents billets, je vous annonçais qu'un symposium mondial intitulé World Knowledge Dialogue avait lieu tous les deux ans, à Crans-Montana (canton du Valais en Suisse) depuis l'année 2006. Je vous expliquais également que la fondation genevoise à l'origine de cette initiative s'est donné pour objectif de rassembler des personnalités de toutes expertises et de tous horizons scientifiques et culturels afin d'entreprendre une démarche d'enrichissement du Savoir collectif au travers d'un dialogue interdisciplinaire.

La prochaine -et deuxième- édition de ce symposium aura donc lieu en septembre prochain, plus précisément du 10 au 13.

Je vous invite à surfer sur notre site et, en particulier, à consulter le programme de l'événement.

Un rapide coup d'oeil suffit à découvrir la richesses des thématiques et surtout la qualité des orateurs sélectionnés pour les conférences plénières. Dans la palette, pas moins de 5 Prix Nobel (Paix, Chimie, Physiologie & Médecine) et autres détenteurs des plus hautes distinctions scientifiques prendront part à cet événement, présenteront ce qu'ils savent sur la question qui leur est proposée - mais surtout ce qu'ils ne savent pas. Les après-midi seront consacrées à des travaux collectifs ou "laboratoires du dialogue" au cours desquels tous les participants seront vivement encouragés à s'exprimer.

Des documents présentant l'initiative en général, le programme 2008 en particulier, peuvent être téléchargés en cliquant ICI.

Je vous invite dès lors chaleureusement à vous inscrire à notre symposium et, a minima, à notre newsletter. Veuillez cependant prendre préalablement connaissance des modalités d'inscriptions, car nous avons prévu plusieurs programmes spéciaux donnant lieu à des conditions préférentielles de participation. J'attire votre attention sur le fait que le nombre de places est limité afin de préserver la qualité du dialogue, et que les premiers inscrits seront les premiers servis.

Enfin, comme nous souhaitons accueillir des participants de tous les coins du monde, tous les moyens sont bons pour faire connaître notre initiative. Merci par avance de votre aide!

Bien amicalement,

Ariane

Science et Société, en français, sur le web

Publié le mercredi 2 avril 2008

"Pluie de Science", c'est le cyberzine qui vous transporte aux quatre points cardinaux de la médiation des sciences. Développé par la Société pour la Promotion de la Science et de la Technologie, ce journal en ligne traite notamment, dans son numéro 31 de printemps 2008, de blog(ue)s et forums scientifiques.

A cette occasion, DéfiSciences a répondu à quelques-unes des questions du journaliste canadien Bruno Lamolet.

Pour lire l'article, rendez-vous ICI.

Ariane

From Bench Work... to Clinical Trials

Publié le samedi 2 février 2008

Dans un billet précédent, je vous donnais quelques informations sur le tout nouveau programme de formation continue dont j'étais en train de coordonner la mise en place à la Faculté des Sciences de la Vie (FSV) de l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL). Voici désormais de plus amples détails, sous la forme d'une annonce destinée à tout professionnel du monde biomédical.

En 2002, l'EPFL s'enrichissait d'une nouvelle Faculté dédiée aux Sciences de la Vie, en particulier aux relations entre le Vivant et la Technologie. C'est d'ailleurs sur ce point qu'elle se distingue des Facultés des Sciences et de Médecine environnantes. Outre la recherche fondamentale, la mission première de la FSV est la mise au point de nouvelles méthodes diagnostiques et thérapeutiques, ainsi que la production de dispositifs médicaux. Elle ne pouvait dès lors voir le jour qu’au sein d'un environnement de haute technologie, avec une tradition et des compétences fortes en ingénierie.

En l'espace de cinq années, la Faculté des Sciences de la Vie a relevé le défi de mettre sur pied un nouveau programme d’enseignement multidisciplinaire, et une institution de recherche de pointe aujourd’hui constituée de quatre instituts. C'est cette année que seront attribués les premiers diplômes d’ingénieurs en Sciences & technologies du vivant et en Bio-ingénierie & biotechnologie. Ces futurs diplômés auront le choix entre trois programmes doctoraux pour parfaire leur formation, s’ils le désirent.

La FSV ne compte pas s'arrêter en si bon chemin. Elle se soucie également du perfectionnement permanent des professionnels du monde biomédical, un domaine qui, par sa nature, concerne l'ensemble de la population et ne cesse d'évoluer de manière fulgurante.

Si les procédures d’expérimentation d’une nouvelle méthode thérapeutique sur l’être humain sont bien documentées et enseignées dans diverses institutions universitaires suisses, en revanche le cheminement qui mène d'une découverte en laboratoire jusqu'aux prémisses des essais cliniques reste un parcours du combattant. Au-delà des questions relatives à tout travail de recherche en laboratoire se posent des problématiques spécifiquement liées à la nature du "matériel expérimental" et aux conditions cadres qui régissent sa production. Il n'est pas là question que de science et de technologie, mais aussi -plus que jamais- de conscience et d'interdisciplinarité.

La Faculté lance donc, au printemps de cette année, son premier programme de formation continue, consacré au processus de recherche translationnelle. Des règles à respecter aux bonnes questions à se poser, les experts désignés renseigneront les participants sur les sources indispensables (droit, éthique, propriété intellectuelle, gestion des coûts, communication) en matière de recherche biomédicale, ainsi que sur les autorités à consulter, en temps opportun.

Le cours mis sur pied représente un bel exemple de collaboration interdisciplinaire, mais aussi interinstitutionnelle, avec une direction, des responsables de branches et des experts invités issus de l'EPFL, des Universités de Lausanne, Genève et Neuchâtel, d'entreprises privées, ainsi que d'autorités européennes, fédérales et cantonales, compétentes en matière de technologies appliquées au vivant.

La Belgique - Inventaire avant liquidation!

Publié le jeudi 6 décembre 2007

En tant que Belge expatriée, je suis bien placée pour découvrir à quel point "les plus braves des Gaulois" passent -encore plus qu'avant- pour des triples andouilles.

Je ne compte pas m'étendre sur les problématiques politiques majeures qui secouent le pays, tout particulièrement depuis quelques mois. Certains sont en train de le faire bien mieux que je le pourrais, et notamment des personnes qui me sont chères, vers qui je me permets de vous guider: Helvete.ch et une discussion à bâtons rompus sur la Belgique.

Pour ma part, je me contenterai de mettre un espace à disposition sur DéfiSciences, afin que ceux qui le souhaitent puissent exprimer ce qu'ils ressentent quant aux forces et aux faiblesses de cet "accident de l'histoire", qui porte pourtant les germes de tant de richesses culturelles. Que vous pensiez à l'expression artistique, à la gastronomie, à l'humour, au sport ou à je ne sais quoi d'autre, lâchez-vous!

Alors allez-y, dites-nous ce qui fait la grandeur du petit plat pays. Et merci à François Pirette pour son "indécrottable humour"... tellement crédible que certains m'ont raconté -en Suisse- l'interview du ministre flamand, en la prenant pour véridique! Il m'a fallu remettre les pendules à l'heure... quand même!

Bien amicalement,

Ariane

Danser, jusqu’à la mort!

Publié le jeudi 22 novembre 2007

Ayant eu la mauvaise idée de me rendre sur un site qui, entre autres choses, donne les titres de l'actualité, je viens d'apprendre le décès de Maurice Béjart. Un symbole vient de s'éteindre, et je me trouvais ce matin, pour un rendez-vous professionnel, dans l'hôpital où il s'est endormi à jamais cette nuit... C'est en 1980 que je l'ai vu pour la première fois sur une scène bruxelloise, c'est en 1984 que je suis entrée dans son Ecole à Bruxelles, c'est en 1987 qu'il a quitté le plat pays pour s'installer à Lausanne, non loin d'où je réside et travaille aujourd'hui.

A cette occasion, j'ai l'envie de ressortir l'un des textes que j'ai écrits il y a quelques années... Tout n'est plus à jour, mais peu importe. Je ne trouve plus les références des citations, mais que leurs auteurs me pardonnent.

Organisme complexe, souple et résistant, le corps depuis l’aube des temps traduit le mouvement, à la fois moyen d’expression et d’action

La danse, comme tout art probablement, porte en elle tout à la fois du magique et du maléfique. La rigueur qu’elle impose est telle que les danseurs professionnels, mais aussi, dans l’ombre, tous ceux qui s’entraînent corps et âme pour leur simple plaisir ou pour nourrir un espoir vain, souffrent de la pratiquer… mais ne peuvent s’en passer.

Chaque individu doit effectuer un travail d’acceptation de son physique. Chez le danseur, cette tâche difficile se révèle être une donnée vitale.

Même si la recherche constante du mouvement et du corps parfaits conduit à des comportements tellement extrêmes qu’ils en deviennent inhumains, je suis persuadée que c’est aussi la danse, pratiquée à un autre degré, qui peut sauver les vies qu’elle a elle-même mises en péril. Car celui qui s’est construit dans la danse et par la danse entretient avec cet art un rapport singulier. Pour beaucoup de danseurs je crois, ne plus danser, c’est aussi mourir. Et mourir en dansant, c’est la plus belle des morts. En écrivant ces lignes, je songe au superbe ballet de Maurice Béjart "Le presbytère n’a rien perdu de son charme ni le jardin de son éclat". C’est pour moi le témoignage le plus flagrant d’une passion qui ne s’arrêtera qu’avec la mort du corps. Ce spectacle grandiose, consacré "à ceux qui sont morts trop tôt", se termine sur les images d’un Jorge Donn en transe. Il danse, il a mal, mais il danse et dansera jusqu’à ce que mort s’ensuive. De son visage jaillissent tout à la fois force et faiblesse, bonheur et douleur. Danser, c’est exactement ça… On commence par l’apprentissage d’une technique, du geste beau et certains n’iront jamais au-delà. Mais la Danse, celle qui fait vibrer le corps et qui démange dès l’audition de la première note de musique, celle-là est plus qu’un passe-temps: c’est une raison de vivre, c’est toute une culture à elle seule.

Je m’intéresse particulièrement à ce besoin insatiable qu’a un danseur de bouger, de s’exprimer au travers du mouvement, et à cette détresse qui naît lorsqu’on en est privé. Parce que j’ai moi-même vécu cette détresse lorsque s'est éteint le dernier espoir de réaliser mon rêve de petite fille: devenir une danseuse étoile. Mais cette détresse s’est prolongée car, plus tard, je souhaitais renouer avec la danse, mais je savais aussi que ce ne serait jamais pour moi un hobby parmi tant d’autres. C’était en quelque sorte une véritable histoire d’amour passée, mais sur laquelle je ne parvenais pas à tirer un trait. Je continuais donc à danser, je me laissais emporter par la musique… mais seulement en cachette!

(...)

Il y a une très grande différence entre la manière dont j’envisage la danse de couple (ou la danse individuelle mais en compagnie d’amis dans un cadre festif) et la danse en solo, dans la solitude la plus complète.

Je dirais que la danse en solo, si elle naît des vibrations d’une musique au plus profond de moi, finit souvent par tourner à une forme de masochisme, mais un masochisme dont j’ai besoin. Difficile à comprendre, et encore plus à exprimer. Quand je danse seule et me laisse aller, il faut que j’en arrive à avoir mal, à suer, à peiner, et finalement à pleurer. Un exutoire, en quelque sorte… Mais ceci n’est, je crois, possible qu’à partir du moment où le mouvement est "naturel".

La danse pratiquée au cours n’est pas un mode d’expression: c’est l’apprentissage d’une technique. C’est seulement lorsque la technique est bien ancrée qu’un phénomène du type de celui que j’ai décrit plus haut peut se produire. On ne réfléchit alors plus où mettre son pied, son bras: on agit, on se laisse emporter par les notes, qu’elles existent vraiment ou qu’elles soient le produit de notre imagination. Parfois, j’ai le sentiment que mon corps, tout en se mouvant, crée la musique… dans ma tête.

Quant à la danse de couple, je la vois comme un langage particulier entre deux êtres, fait de gestes et de suggestions, un moyen de rencontre, un amusement. Parfois une invitation à l’amour aussi, un préliminaire. Mais là aussi, tout ceci ne vient que lorsque le mouvement n’est plus contrôlé à chaque pas et que la timidité est abandonnée. La danse de couple implique la connaissance de son partenaire. Elle renforce un lien d’amour entre deux êtres.

Je t'aime Maurice, et je ne t'oublierai jamais, comme je n'ai jamais oublié Jorge.

Ariane

L'embryon, un impossible statut?

Publié le mercredi 17 octobre 2007

Je m'occupe actuellement notamment de la mise sur pieds et de la coordination d'un programme de formation continue transdisciplinaire, qui retrace les différentes étapes du parcours du combattant que représente le long processus qui va de la recherche en laboratoire jusqu'aux essais cliniques. Par conséquent, je m'initie peu à peu aux notions juridiques et éthiques qui encadrent les recherches biomédicales et leur "traduction" (translational research) en outils et méthodes thérapeutiques.

On ne fait en effet pas ce que l'on veut dès lors que notre matière première relève du Vivant. Ce faisant, en l'absence d'un consensus général sur ce qu'est finalement la Vie, comment prendre position sur ce qui est permis ou sur ce qui -tout au moins- nous semble raisonnable?

En droit, on distingue le droit réel (de "res, rei": la chose, en latin) du droit de la personnalité. Mais définir ce qu'est un être humain et ce qui ne l'est pas, ce n'est pas si simple... D'autant que, même lorsque le statut de "chose" est accordé sans trop d'ambiguïté, il ne faut pas en déduire -heureusement- l'inexistence d'un cadre juridique qui garantisse une protection appropriée. Il en est ainsi, par exemple, de notre corps dès lors qu'il est relayé au rang de cadavre.

Ce dimanche 14 octobre 2007, c'est du statut juridique de l'embryon qu'il était question à l'émission "Haute définition" de la Radio Suisse Romande. Je tenais à partager avec vous les propos d'Olivier Guillod, directeur de l'Institut de droit de la santé à Neuchâtel.

On y apprend en effet que, sur le plan juridique, tant que l'embryon est à l'abri dans le corps de la femme, il reste une "chose". Par contre, si la chose finit par naître, elle acquiert automatiquement le statut d'être humain, et avec effet rétroactif. Cette rétroactivité permet par exemple de réclamer une compensation pour dommages causés à l'enfant en devenir alors qu'il n'était encore "personne". Mais si le foetus décède dans le ventre de la mère à la suite d'une agression par exemple, bernique!

Apparemment, le droit français et le droit suisse règlent la chose (c'est le cas de le dire...) de la même manière, si ce n'est en ce qui concerne l'exigence de la double condition de naissance et de viabilité pour que l'embryon devienne un être humain.

Je repense soudain à l'une de mes vieilles lectures d'Oriana Fallacci, Lettre à l'enfant jamais né, dont il faudrait changer le titre...

N'hésitez pas à donner vos points de vue sur le FORUM.

Ariane

Un Dialogue des Savoirs 2008 qui s'annonce des plus enrichissants!

Publié le mercredi 10 octobre 2007

Chose promise, chose due, voici les dernières informations relatives au développement du prochain symposium du World Knowledge Dialogue, qui se déroulera du 10 au 13 septembre 2008 à Crans-Montana (Valais suisse).

Trois thématiques majeures ont été retenues par notre Conseil scientifique:

- Cyberspace/collective vs Human/individual intelligence: Convergences and divergences

- Cooperative behaviour, altruism and conflict: From group intelligence to prevention of violence

- Knowlegde & Responsibility

Nous pouvons déjà compter sur la participation active de Edward O. Wilson et de Joël de Rosnay. Pour les autres orateurs, encore un peu de patience...

Je vous invite à consulter la brochure présentant ces dernières informations, ainsi que son encart, qui reprend une brève biographie de tous les membres de notre Conseil scientifique.

N'hésitez pas à vous inscrire à notre Newsletter et même à vous pré-inscrire au symposium!

Ariane

Savoir dialoguer, pour un vrai Dialogue des savoirs!

Publié le mardi 31 juillet 2007

Sous l'impulsion d'André Hurst (Recteur émérite de l'Université de Genève), Francis Waldvogel (Président émérite des Ecoles polytechniques fédérales de Suisse) a pris la direction d'un programme intitulé ''World Knowledge Dialogue'' ou ''Dialogue des savoirs''. L'idée de base est simple: rassembler les sciences naturelles et les sciences humaines et sociales autour de projets communs, et leur donner l'occasion de dialoguer. "Donner l'occasion", c'est tout d'abord offrir l'opportunité de la rencontre. Mais c'est aussi comprendre le pourquoi et le comment des difficultés de communication, et mettre en oeuvre une politique de résolution des problèmes identifiés.

André Hurst et Francis Waldvogel, respectivement Président de la Fondation WKD créée pour l'occasion et Directeur de son Comité exécutif, ont dès lors constitué une structure composée de personnalités de renommée mondiale. Le Conseil scientifique est particulièrement de haute pointure.

L'opportunité de la rencontre est proposée tous les deux ans, au mois de septembre des années paires, dans les magnifiques paysages montagnards valaisans, à Crans-Montana. La première édition s'est déroulée en 2006, avec pour thèmes principaux "New Discoveries defining Complexity" et "Origin and Migrations of Modern Humans". Les archives des échanges peuvent être consultées sur le site.

Forts de leur première expérience, les organisateurs préparent d'ores et déjà la prochaine rencontre, en mettant un point d'honneur à comprendre comment améliorer le dialogue interdisciplinaire, comment optimiser la collaboration entre les expertises les plus variées, comment in fine aboutir à l'émergence de nouvelles méthodes d'étude.

Comment l'Autre, avec son vécu, avec son propre bagage intellectuel et culturel, peut-il enrichir et élargir le regard que nous portons sur une problématique? That's the question!

L'édition 2008 promet dès lors d'être davantage axée sur la méthodologie même du dialogue. Je ne manquerai pas de vous en dire davantage au fur et à mesure. Vous pouvez d'ailleurs d'ores et déjà vous manifester auprès de moi si vous souhaitez faire partie des "premiers informés" ou nous confier vos idées et points de vue. Je vous invite également à consulter régulièrement le site du World Knowledge Dialogue.

Si la transdisciplinarité telle qu'on l'envisage de nos jours présente le grand risque d'aboutir à une juxtaposition de monologues spécialisés plutôt qu'à un dialogue entre disciplines, il faut cependant noter quelques réussites notoires et encourageantes. Pour ne citer que quelques exemples, j'ai été assez impressionnée ces dernières années par le développement fulgurant des neurosciences et des sciences cognitives. Par ailleurs, le grand "boum" des sciences de l'environnement, et l'incontournable politique du développement durable, doit beaucoup -voire tout- à la collaboration interdisciplinaire. Quant à l'anthropologie, discipline à l'origine "sociale", ne s'est-elle pas franchement enrichie de l'ouverture aux sciences exactes (anthropologie physique et biologique)?

A suivre...

Ariane

Tombée dans la marmite quand j'étais petite...

Publié le dimanche 29 juillet 2007

Je ne dirais pas que tout se joue à l'enfance. Heureusement, il nous reste quelques marges de manoeuvre par la suite. Je suis néanmoins convaincue que nous sommes profondément marqués par nos sensations premières, nos passions primitives, nos peurs initiales.

Ma soupe primordiale à moi, c'est un bouillon de lettres et de pirouettes. J'ai beau "grandir", l'écriture me poursuit au quotidien, et la danse, pourtant négligée depuis 20 ans, imprime mon corps de ses stigmates. La communication écrite et l'expression corporelle restent envers et contre tout les modes de dialogue qui me sont les plus chers. Je suis d'ailleurs l'auteur, à 13 ans, d'un petit bouquin qui, à la manière d'un journal intime, relate mes expériences d'adolescente et mon amour (fou?) de la danse.

Pourtant, après des études secondaires en section gréco-latine dans un Athénée de la Ville de Bruxelles (dont les horaires me permettent de pratiquer mes trois heures de danse quotidiennes à l'Ecole des petits de Maurice Béjart), je choisis d'entreprendre une formation universitaire scientifique. Va savoir pourquoi? C'est la question que se posent plusieurs personnes de mon entourage, qui m'imaginent forcément en Lettres. Je n'ai pas la réponse, mais peu importe: je suis ce long cursus scientifique à l'Université libre de Bruxelles, pour en sortir avec, en poche, les diplômes d'Ingénieur chimiste et des bio-industries (1997) et de Docteur en Sciences (2001).[1] Et j'aime!

Mais passées les étapes de la défense (à la Belge) ou de la soutenance (à la Française) de la thèse, je n'imagine pas une carrière dans un laboratoire. Surtout en électrophysiologie. Car pendant 4 années, isolée derrière une cage de Faraday, j'ai manipulé des canaux ioniques et pesté contre les métros qui circulent sous le laboratoire situé à la Plaine des manoeuvres à Bruxelles. Les vibrations faisaient éclater mes bicouches lipidiques planes péniblement obtenues, dans lesquelles j'étais -enfin!- parvenue à incorporer une et une seule de ces protéines membranaires permettant la diffusion d'ions au travers de la barrière hydrophobe!

Plus sérieusement, il est temps, pour moi, de trouver le moyen de combiner mon bagage scientifique avec une passion que je n'ai plus l'occasion d'exercer: l'écriture.

Cela tombe à pic puisque la Région wallonne décide de prendre en main la rude question du désintérêt des jeunes pour les carrières scientifiques, et projette de développer, dans chacune des Facultés des sciences francophones de Belgique, une cellule de diffusion de la culture scientifique. Le Réseau Scité est né, et je suis engagée pour le développement d'activités de vulgarisation scientifique à l'Université libre de Bruxelles dans la cellule Inforsciences. Je participe à l'organisation d'événements tels que le Printemps des Sciences, rédige des articles pédagogiques et de vulgarisation, ainsi que des programmes de manifestations publiques, propose des parcours dans des musées scientifiques pour les classes et des ateliers itinérants dans les plaines de jeux.

Un peu plus tard, la maison d'édition De Boeck, spécialisée dans les ouvrages scolaires et académiques francophones internationaux, se restructure. J'y suis engagée, au sein du département universitaire, comme responsable éditoriale du secteur Sciences-Technique-Médecine. Une aventure des plus enrichissantes, qui me permet de découvrir le monde de l'édition sous toutes ses facettes (rédaction, graphisme, impression, diffusion, marketing, contrats, etc.) et, surtout, la richesse du travail avec les auteurs et les collaborateurs de tous profils. Le catalogue se compose de manuels universitaires, d'ouvrages de recherche et de quelques titres de vulgarisation et de réflexion sur les enjeux des développements technoscientifiques. Des originaux en langue française, mais aussi des traductions de "textbooks" (surtout américains, anglais, allemands) découverts dans les catalogues des éditeurs étrangers ou dans les foires internationales du livre (Francfort, Londres, etc.).

C'est au cours de cette expérience professionnelle (mais en toute autonomie par rapport à mes employeurs) que me vient l'idée de mettre en place le forum de discussion DéfiSciences, afin d'y promouvoir les différentes formes d'oeuvres scientifiques et d'y débattre des enjeux sociaux que soulève la recherche dans le monde contemporain et pour notre avenir.[2]

Après 32 années au plat pays, je m'envole vers les montagnes d'Helvétie, pour atterrir au bord du lac Léman, que j'ai le plaisir d'observer chaque jour sous plusieurs angles...

J'habite à Gland, entre Genève et Lausanne. J'ai travaillé à Genève, à la Faculté de médecine de son Université, comme chargée de communication, ainsi qu'à Hermance, pour la Fondation Brocher, comme coordinatrice de l'inauguration du tout nouveau Centre Brocher. Permettant l'accueil de chercheurs qui souhaitent trouver un lieu propice à la concentration et à la rencontre conviviale, ce Centre a pour but de promouvoir et soutenir des travaux à l'interface de la médecine et du droit, selon les voeux de la famille Brocher.

Dès l'été 2007, j'entame une nouvelle collaboration totalement en phase avec les objectifs de DéfiSciences: promouvoir un dialogue entre représentants des divers champs disciplinaires, faire de la transdisciplinarité une véritable méthode d'étude et d'analyse. Cette initiative, qui fait appel à l'expertise de personnalités mondialement reconnues, porte le nom de World Knowledge Dialogue, et se manifeste notamment par l'organisation d'une rencontre internationale au mois de septembre des années paires. Ayant notamment pour mission de développer les relations scientifiques et médiatiques au titre de Scientific & Media Relations Manager, je suis à votre disposition pour tout renseignement concernant le Dialogue des Savoirs.

En septembre 2007, je me lance dans la coordination d'un programme de formation continue intitulé ''From Bench Work to Clinical Trials'', qui sera proposé par l'Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne. L'objectif de cette formation est de préparer les acteurs du secteur biomédical à maîtriser les différentes contraintes et procédures qui entrent en jeu lorsqu'un chercheur souhaite mettre en pratique des résultats obtenus en laboratoire et déposer une proposition d'essai clinique. Bien loin d'une simple affaire scientifique, cette démarche fait appel au droit, à l'éthique, à la technologie, à la propriété intellectuelle, à l'évaluation des coûts, etc.

Bref, encore et toujours des histoires de sciences et d'écriture... Et je me rapproche pas à pas de mon Maître à danser, Maurice Béjart, qui vient de fêter ses 20 ans à Lausanne et ses 80 ans sur la Terre.

C'est la faute à la soupe!

Ariane

Notes

[1] Pour de plus amples détails, je vous fais volontiers parvenir mon curriculum vitae sur demande

[2] Pour les détails, lire DéfiSciences, step by step

Que sont mes recherches devenues?

Publié le mercredi 9 mai 2007

De l'art d'avoir une vision globale du contexte de ses recherches pour anticiper leur expression...

Les recherches scientifiques et les nouvelles technologies qui en découlent se développent jour après jour, entraînant avec elles des révolutions dans nos vies, pour le meilleur et pour le pire.

Les conséquences de ces recherches sont de nature très diverses, touchant à la remise en question de la nature même de la notion d'humanité, à l'amélioration de la santé et du confort des êtres vivants, à l'économie, à la capacité de l'être humain à satisfaire sa curiosité en explorant des mondes autrefois inaccessibles, etc. Et tout va très vite...

Ce que j'entends quotidiennement autour de moi, c'est que les découvertes issues des institutions de recherche publiques sont mal valorisées par leurs auteurs auprès de l'industrie, parce que le public et le privé n'ont pas d'outils performants de communication. C'est que le cadre légal qui doit accompagner l'application des découvertes, résultat notamment du travail de comités d'éthique, a trois guerres de retard par rapport aux recherches. C'est qu'il est extrêmement difficile de prévoir des lois internationales en matière de recherche, alors qu'il n'y a peut-être rien de plus international que le savoir, le soutien qu'il faut y apporter, et les limites humaines qu'il faut fixer à la prise du pouvoir qui en découle.

Pourtant, n'y avait-il pas moyen d'anticiper beaucoup de choses? Une connaissance même très globale de la progression des connaissances ne permettait-elle pas d'identifier une direction dans laquelle la recherche allait forcément avancer à pas de géants? Je suis toujours très étonnée de lire, au début du XXIème siècle, certaines oeuvres de science-fiction de l'après-guerre...

J'aimerais proposer un petit "jeu", par le biais de mon forum de discussion... Je me fiche que cela soit bien écrit ou non. L'important est ici le contenu. Romancer quelque peu les choses n'est pas interdit. Cela ajoutera une note artistique voire onirique (mais est-ce vraiment différent?) -si nécessaire selon moi- à l'exercice.

Voici les "règles", dont la flexibilité sera maximale, pour le plus grand bien de tous:

Quelle serait votre réponse à la question "Que sont mes recherches devenues?"

- Si vous êtes un chercheur de longue expérience (disons clairement: proche de la retraite ou déjà "hors du circuit"), je propose que vous répondiez à la question telle qu'elle: que sont devenues vos recherches en l'espace d'une vingtaine ou d'une trentaine d'années? Vous attendiez-vous à cette évolution, à cet éventuel impact social?

- Si vous êtes un jeune chercheur, je propose que vous fassiez un exercice d'imagination, voire un message d'espoir ou de désespoir, sur ce que vous attendez de vos recherches.

- Si vous êtes en milieu de carrière, libre à vous de choisir l'une ou l'autre option, voire un mélange créatif des deux.

- Enfin, si vous n'êtes pas chercheur, mais souhaitez vous livrer à cette expérience de pure imagination, vous êtes aussi bienvenu!

Pour participer, cliquez __ICI__.

Quelques précisions... Je ne mets volontairement aucun qualificatif à "recherches"; il peut donc s'agir tant de sciences humaines que de sciences exactes. Il vous est tout à fait loisible d'écrire sous un pseudonyme si vous voulez préserver la confidentialité. Le cas échéant, je mets mes compétences rédactionnelles et éditoriales à votre service, mais je répète que je n'attends pas nécessairement de performance littéraire.

Il n'est pas exclu que cette petite expérience ait une suite. De la musique d'avenir... pourquoi pas? Moi aussi j'ai des rêves! Et il m'arrive de les concrétiser...

Amicalement,
Ariane

Une Fondation qui encourage les questionnements sur les pouvoirs et les limites de la biologie moderne: ça existe!

Publié le vendredi 4 mai 2007

Si mon activité sur DéfiSciences a subi quelque relâche ces temps, n'y voyez surtout pas le signe d'une baisse d'activité en faveur des "sciences humainement exactes". Bien au contraire, c'est avec grand intérêt que je me suis investie ces dernières semaines pour la Fondation Brocher, une fondation suisse de droit privé qui s'est donné pour mission de soutenir et d'encourager des travaux de réflexion sur l'impact des développements des technologies biomédicales.

Créée par M. et Mme Wilhelm et Lucette Brocher, la Fondation Brocher s’illustre dans la promotion de recherches pluridisciplinaires sur les implications éthiques, légales et sociales du développement des technologies biomédicales. Active dans l’organisation de symposiums internationaux et dans le soutien de publications, elle entame aujourd’hui sa mission d’accueil de scientifiques au sein du Centre Brocher.

Situé au bord du lac à Hermance, le Centre Brocher offre aux chercheurs les conditions idéales au partage de réflexions et à la rédaction de travaux scientifiques.

Au Centre Brocher, on ne trouvera ni blouse blanche, ni pipette. Mais des philosophes, des éthiciens, des psychologues, des juristes, des économistes, des sociologues qui porteront, sur les découvertes des biologistes et des médecins, un regard critique propre à leur discipline. En collaborant sur des thématiques aussi prometteuses que délicates de la recherche biomédicale, ils apporteront leur pierre à la définition des conditions de mise en application des technologies résultant de ces découvertes.

C'est en tant que coordinatrice de l'inauguration de ce Centre que j'ai le plaisir de m'investir dans la mise en place de plusieurs activités, organisées à l'attention tout particulière du public-cible de la Fondation:

2 mai 2007 à 18h: Inauguration officielle réunissant le Conseil de Fondation, les autorités communales d’Hermance et le Conseil d’Etat genevois.

3 mai 2007 à 18h: Conférence du Professeur Axel Kahn, intitulée «Ethique et valeurs dans le domaine des sciences de la vie», suivie d’un cocktail dînatoire, au Bâtiment des forces motrices - Sur invitation.

4 mai 2007 à 9h: Brunch scientifique autour d'Axel Kahn sur le thème des relations entre le monde biomédical et l’industrie - Destiné à une vingtaine d'invités issus de la recherche biomédicale ou de l'industrie - Sur invitation.

4 mai 2007 à 11h: Conférence de presse

A cette occasion, nous avons aussi préparé un petit dépliant sur la Fondation, ainsi que quelques clips videos présentant le Centre Brocher, son cadre verdoyant et sa mission.

Pour de plus amples détails, je vous invite à consulter le communiqué de presse et le dossier de presse.

Ariane

La République des blogs en Suisse: DéfiSciences y participe!

Publié le mercredi 31 janvier 2007

Avec un blog né au début de l'année 2007, DéfiSciences aurait pu rater les premières rencontres de la République des blogs en Suisse romande.

Kesako? Un excellent résumé de l'histoire de la blogosphère citoyenne est disponible sur le site de swissroll. Derrière cet acronyme se faufilent François Brutsch et Guillaume Barry, qui sont aussi, avec Renaud Gautier, les initiateurs de la rencontre des blogueurs politiques de Suisse romande.

En gros, l'idée est de rassembler autour d'une table des auteurs et lecteurs de blogs politiques afin qu'ils puissent confronter leurs opinions face à face (sans se taper dessus malgré de claires divergences de vue) et partager leurs expériences du blog. Ce qui me semble évident, c'est que le fait de poster des billets sur un support accessible à l'humanité tout entière oblige à structurer ses pensées, à peser ses idées, à nuancer ses propos. C'est bien. Mais aller au-delà, apprendre à partager aussi dans une plus grande spontanéité empreinte de respect de l'autre, autour d'un verre, est un pas de plus qu'il fallait franchir... et que nous avons franchi dans une ambiance si attachante que peuvent vivre ceux qui, solidaires malgré leurs différences, ont envie de "refaire le monde".

Que vient faire DéfiSciences là-dedans?

Certes, votre "serviteuse" n'a pas grande connaissance de la politique suisse et n'a pas (encore?) le droit de vote en territoire helvétique. Néanmoins, originaire du plat pays, je ne puis qu'être sensible aux particularismes de ces petits pays dont le charme doit beaucoup à la structure en patchwork linguistico-culturel.

Certes, DéfiSciences traite de... sciences. Mais de sciences humainement exactes! Tout un programme qui dépend des choix citoyens en matière de... politique scientifique.

Certes, je ne suis pas une blogueuse chevronnée, puisque la page que vous êtes en train de lire a vu le jour le 21 janvier 2007. Mais un blog, c'est finalement un journal virtuel. C'est le support et la vitesse de diffusion des textes qui changent. Et l'écriture, c'est mon potage quotidien depuis toujours.

Pour toutes ces raisons, j'ai franchi sans trop de complexes le seuil du café Huissoud, rue du Stand à Genève, où se tenait la réunion du 30 janvier 2007. Et pas seulement au rang des curieux qui y étaient aussi les bienvenus.

Autour de cette longue table parsemée de bonnes bouteilles de rouge et de blanc, rejointes plus tard par les caquelons à fondue, se sont donc entretenus blogueurs et/ou lecteurs de blogs de tous bords, politiciens, journalistes, historiens, philosophes et j'en passe. Comme je l'écris en commentaire du billet de swissroll consacré au compte-rendu de la soirée[1]: une belle démonstration d'une facette du virtuel qui, loin de se substituer au réel, donne naissance à des rencontres et à des réflexions qui n'auraient probablement pas lieu autrement.

Voici l'agenda des rencontres suivantes et prochaines:

  • 27 février 2007, Fribourg, bistro de la gare,
  • 27 mars 2007, Lausanne, pizzeria Le Milan.

A suivre...

Ariane

Notes

[1] Voir aussi le point de vue de Stéphane sur cette soirée

Comeback éditorial

Publié le samedi 27 janvier 2007

J'ai le GRAND plaisir de vous informer, en ce début 2007, que j'ai l'intention de soutenir Accedit, une toute nouvelle maison d'édition sur internet, qui a pour objectif de proposer des textes touchant à tous les domaines du savoir, après les avoir contrôlés, mis en forme, résumés et indexés.

La démarche repose sur le constat que de nombreux textes -qui détiennent les clés du savoir et des pensées de leurs auteurs- échappent à la collectivité. Parce que des critères sévères de rentabilité les excluent des circuits de l'édition papier traditionnelle, ces travaux ne nourrissent pas la réflexion et les actions publiques. Et puisque le web offre de puissants moteurs de recherche, l'idée est aussi d'offrir rapidement aux lecteurs l'accès à des textes de référence, validés par des experts du domaine traité et de l'édition, sur base de quelques mots-clés.

A bon entendeur, salut!

Au titre de conseillère scientifique, je me mets dès aujourd'hui en chasse de textes, quelles que soient vos disciplines de prédilection et la longueur de vos travaux (articles, notes, analyses, actes de colloques, mémoires, thèses, etc.).

Précision peut-être utile: puisqu'il s'agit d'une véritable maison d'édition, les textes sont vendus (à des prix très raisonnables) et les auteurs touchent des droits (pourcentage plus élevé que pour l'édition papier).

PRENEZ CONTACT AVEC MOI SI VOUS AVEZ DES TEXTES A PROPOSER et/ou SI VOUS SOUHAITEZ VOUS LANCER DANS UN PROJET TOUT EN BENEFICIANT DE MON SOUTIEN ET DE MES CONSEILS

Pourquoi je soutiens Accedit?

Le travail éditorial, par lequel la rencontre avec un auteur débouche, après de multiples étapes toutes plus enrichissantes les unes que les autres, sur la distribution d'une oeuvre aboutie aux lecteurs, représente l'un de mes principaux engagements citoyens. Me mettre au service de "producteurs de savoir", les guider dans leur démarche et leur réflexion, les décharger des contraintes de la diffusion, c'est apporter ma pierre au partage et à la confrontation si indispensables des points de vue des individus qui cherchent, chacun à leur manière, la Lumière.

Au-delà de l'utilité de ce travail pour la société, il y a ma passion, la nostalgie d'une des actions qui donnent un sens réel à ma vie. Et cette passion, je la dois en grande partie aux nombreuses marques de soutien de proches, de membres de DéfiSciences, d'auteurs dont j'ai eu l'occasion d'entretenir la motivation et... l'amitié.

Enfin, Accedit me semble LA formule idéale permettant d'adapter la diffusion des savoirs aux nouvelles technologies de l'information & de la communication. Elle résout par ailleurs la très grande difficulté que pose, pour l'édition papier, le renouvellement rapide des données issues de la recherche.

Bonheur à celle qui, par cette fraîcheur hivernale, a tendance à boire beaucoup de son bouillon préféré! (comprend qui a lu l'article "Tombée dans la marmite quand j'étais petite")

Je compte sur vous pour m'accompagner dans cette nouvelle aventure! ;-)
Ariane

DéfiSciences, step by step

Publié le samedi 20 janvier 2007

DECEMBRE 2002

Alors que je travaille depuis quelques mois comme responsable éditoriale du secteur Sciences-Technique-Médecine aux éditions De Boeck, je m'aperçois que j'interagis avec des personnes parfois très éloignées géographiquement mais qui partagent des préoccupations similaires. Afin de rationnaliser les envois d'informations et de favoriser les échanges, je lance une liste de diffusion intitulée Publications_STM.[1] Mon but est aussi, indirectement, de recruter des collaborateurs externes (auteurs, traducteurs, correcteurs, réviseurs scientifiques) pour notre petite équipe éditoriale.

Les inscriptions vont bon train, et les emails atterrissant quotidiennement dans les boîtes aux lettres deviennent trop nombreux. Il est nécessaire de trouver une solution permettant de fidéliser des membres bien occupés et rendre plus aisée la lecture des échanges.

JANVIER 2004

Publications_STM est abandonné au profit d'un forum de discussion que je baptise DéfiSciences[2] et qui est hébergé à l'adresse "defisciences.net". Cette formule présente les avantages du classement thématique des échanges, de l'ouverture à tous les internautes (et non aux seuls inscrits) et de la convivialité. Voici sa page d'accueil...

... et son slogan:
DéfiSciences - Pour des sciences humainement exactes… et avant que les encyclopédistes aient définitivement cédé la place aux cyclopes!

2004 - 2005 - 2006

DéfiSciences cherche sa route, se structure peu à peu. Des relations se nouent au travers de son existence. Je salue particulièrement le partenariat qui s'établit tout naturellement avec Guillaume Calu (Spectrosciences), Philippe Bourlitio (Débats-Science-Société) et Eric Raulet (Sapience). Sans oublier la contribution majeure d'Ulysse à la vie de DéfiSciences.

Les membres du forum s'échangent des informations sur la littérature scientifique la plus variée, des ouvrages professionnels aux "romans scientifiques", en passant par les œuvres pédagogiques. Ils y débattent de sujets scientifiques, pour simplement étendre leur culture et étoffer leurs points de vue, ou pour partager leurs espoirs et leurs appréhensions quant à la mise en application d'un savoir. La richesse de DéfiSciences repose selon moi sur la diversité des profils socio-culturels de ses membres et sur la faculté de plusieurs d'entre eux de faire remonter les débats vers les organes décisionnels.

Une petite ombre au tableau: alors que je souhaite promouvoir un dialogue citoyen, ce sont presque exclusivement des universitaires qui fréquentent et alimentent le forum de leurs messages. Et même s'il s'agit d'académiciens de tous bords, les discussions qui s'imposent donnent à DéfiSciences un ton quelque peu "élitaire" qui dissuade les non initiés (ou plutôt les initiés à autre chose!) d'apporter leur pierre à l'édifice. A bon entendeur, salut! Ceux qui inverseront cette tendance m'en verront ravie.

SEPTEMBRE 2006

De gros soucis d'hébergement rendent le site inaccessible et l'adresse "defisciences.net", irrécupérable. Stéphane, qui co-administre le forum, sauve DéfiSciences du naufrage. La base de données est réinstallée sur "defisciences.info", avec cependant une perte immense au niveau du référencement sur les moteurs de recherche.

JANVIER 2007

DéfiSciences fête ses trois ans. La page d'accueil évolue vers la formule Blog que vous êtes en train de parcourir.

Ariane

Notes

[1] STM = Sciences-Technique-Médecine

[2] Forum DéfiSciences

21 janvier 1973: une Ariane à l'Aurore

Publié le lundi 8 janvier 2007

Le 21 janvier 1973, c'était un dimanche sans voiture. Crise du pétrole. A 3h40 du matin, après 23 heures de souffrance (pour ma mère), j'ai daigné sortir le dernier orteil de son ventre alors qu'on m'attendait depuis une semaine. Ben oui: trop froid en hiver dans ce pays nordique qu'est le plat pays!

J'aurais pu m'appeler Aurore. Mais c'est finalement Ariane qui a été retenu et officialisé lorsque mon père m'a reconnue deux jours plus tard à la maison communale de Saint-Josse-ten-Noode.

L'an mil neuf cent septante trois, le vingt-trois janvier, à treize heures vingt minutes, devant Nous, Camille XXX, Echevin délégué, Officier de l'Etat civil de la commune de saint-Josse-ten-Noode, a comparu: Claude Francis Vlérick, professeur, âgé de vingt-sept ans, né à Luingne, lequel nous a exhibé un enfant du sexe féminin, qu'il a déclaré être né le vingt et un janvier courant, à trois heures quarante minutes, en cette commune, rue du Méridien, 100, de lui déclarant et de son épouse Mireille Gabrielle Angèle Defrise, employée, âgée de vingt-quatre ans, née à Nduma (Congo belge), domiciliés à Schaerbeek, rue Jan Blockx, 1, auquel enfant il déclare donner les prénoms d'Ariane Gabrielle Madeleine.

S'ensuit la liste (dont je vous épargne) des noms des personnes qui ont eu la joie d'assister à la scène...

Il n'y eut pas d'autre enfant résultant de la combinaison de la moitié des patrimoines génétiques de mon père et de ma mère. "Je voulais une fille, je l'aie eue du premier coup, alors pourquoi recommencer?", disait ma mère.