DéfiSciences

Par Ariane VLÉRICK

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Le Dialogue des Savoirs - Ce qu'en ont pensé les étudiants, ce qu'ils ont voulu savoir de plus...

Publié le vendredi 28 novembre 2008

A l'issue du deuxième symposium du World Knowledge Dialogue, qui a fait l'objet de plusieurs de mes billets sur DéfiSciences, quelques questions m'ont été posées par de jeunes femmes étudiant à l'Université de Genève, qui avaient pour mission d'informer la communauté estudiantine de notre initiative.

Voici ce qu'elles ont voulu savoir:

- Pouvez-vous nous décrire brièvement votre parcours universitaire et professionnel?

- Comment s’est effectué le choix des divers intervenants?

- Vous parlez d’une représentation mondiale, d’où le nom du symposium «World Knowledge Dialogue», mais comment justifiez-vous l’absence des pays du Tiers-Monde en général (Moyen-Orient, Afrique, Amérique Latine entre autres)?

- Cette année vous avez mis en oeuvre un programme étudiant et jeune scientifique, pour permettre aux jeunes de participer. Comment s’est opérée la mise en place de ce programme?

- Un point important qui est ressorti des discussions au sein du groupe d’étudiants était un manque de dialogue entre les intervenants. Avez-vous des idées pour les pousser à discuter d’avantage hors de leur domaine de prédilection?

- Le bilan final du World Knowledge Dialogue était néanmoins très positif. Avez-vous déjà des objectifs pour la prochaine édition dans deux ans?

Les réponses se trouvent __ICI__.

Ariane

Experts de toutes disciplines, contre la violence, unissons-nous!

Publié le jeudi 23 octobre 2008

Du 11 au 13 février 2009 se tiendra, à l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne, sous la houlette de la Faculté des Sciences de la Vie, le symposium EPFL-Latsis intitulé "Understanding Violence – Recent advances in biology, sociology and modeling". Cet événement international et transdisciplinaire veillera à promouvoir une vision intégrée des causes de la violence en prenant en considération tant les aspects sociologiques et psychologiques que les approches biologiques, évolutionnistes et de modélisation.

VOIR L'ARTICLE EN PDF

Dans quel quotidien le mot violence n’apparaît-il pas? De l’agression physique à la perversion morale, les comportements violents –pourtant multiformes, de l’explicite au plus insidieux– se réunissent sur le terrain de la souffrance engendrée chez la victime. De nombreuses études ont pour objet la violence, mais trop souvent les conclusions qui résultent de ces travaux restent confinées dans les milieux sources.

C’est dans le but de lutter contre cette "criminelle" fragmentation des connaissances qu’est organisée, dans notre Ecole, une rencontre interdisciplinaire et internationale sur la compréhension des enjeux de la violence. Le fait que cette initiative vienne de la Professeure Carmen Sandi, de la Faculté des Sciences de la Vie, suffit à démontrer qu’un problème social aussi important présente notamment des composantes biologiques qu’il n’est plus l’heure, en ce début de 21ème siècle, d’ignorer.

Pour ce tour d’horizon des plus récents progrès en matière de compréhension des causes de la violence, d’élaboration de programmes de prévention et d’intervention, une trentaine d’experts veillera, pendant les trois jours du symposium, à créer des ponts entre leurs connaissances, expériences et approches respectives, en prenant en considération les points de vue du public. Les échanges se dérouleront en anglais, dans un langage accessible à tous: éviter de "jargonner" est la moindre des exigences pour une initiative qui vise une meilleure interconnexion des résultats issus des sciences biologiques, sociales, psychologiques et de la modélisation informatique.

Les 6 sessions du colloque:

1. Are individuals born violent? Can we talk of "genetic" determinism? - 2. Are hormones key to understanding aggression? - 3. What are the social, contextual and evolutionary causes of violence? - 4. What works differently in the brain of violent individuals? What makes psychopaths different? Can we reverse, treat aggression? - 5. Are individuals "made" violent? How does early life stress and stress during the lifespan shape individual's aggression? - 6. Do people know how they would behave in an unexpected violent situation? What can we learn from virtual reality and modelling approaches for treatment?

Programme & informations pratiques: Site du colloque

Rapport final: Lire les conclusions de l'organisatrice, Prof. Carmen Sandi

Ziva, file-moi ton gun, que j'te la bute, la bestiole!

Publié le jeudi 9 octobre 2008

Ce n'est pas tous les jours que se trouvent réunis cinq des plus éminents spécialistes mondiaux des grandes épidémies. Ni qu'ils s'adressent dans un langage clair à ceux qui n'y connaissent pas nécessairement grand chose. C'est pourtant ce qui se passera, le 19 novembre 2008, dès 13h30, à L'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne. Un rendez-vous à ne pas manquer pour celles et ceux qui souhaitent découvrir le monde fascinant des organismes invisibles à l'oeil nu...

(VOIR L'ARTICLE EN PDF)

Les Colloques Wright pour la Science, du nom de leur fondateur, le Dr H. Dudley Wright, c'est une rencontre bisannuelle d'une semaine organisée à Genève depuis 1984. A chaque nouvelle édition, le Conseil scientifique de la Fondation choisit une grande thématique sur laquelle s'expriment cinq spécialistes (un par soirée), sélectionnés pour leur expertise en la matière, mais aussi pour leurs talents de vulgarisateurs. Le but de ces soirées est en effet de rendre les plus récents progrès scientifiques accessibles au plus grand nombre. Le mercredi après-midi est consacré à une discussion entre ces cinq spécialistes et le public de la région: priorité sera donnée aux jeunes, dans le but de les sensibiliser aux matières scientifiques, voire de susciter des vocations! Traditionnellement organisée à Genève, cette rencontre aura lieu cette année à Lausanne, à la salle Polydôme de l'EPFL, sous la houlette de la Faculté des Sciences de la Vie. Son Doyen, le Professeur Didier Trono, par ailleurs responsable d'un des laboratoires du "Global Health Institute" de cette même Faculté, en sera l'animateur.

On a tous entendu parler de la grippe, du sida. On sait vaguement qu'il s'agit de virus. Mais au fond, qu'est-ce qui différencie un virus d'une bactérie? Et un parasite, c'est quoi exactement? Les antibiotiques, ça marche sur toutes ces petites bêtes? Pourquoi le vaccin de l'année dernière ne fonctionne-t-il plus? Tout ça reste finalement bien chelou... et mettre ou remettre les idées en place avant l'hiver, en si instruite compagnie, c’est ce que nous vous proposons. Trop la honte, de pas savoir répondre!

Pour profiter au maximum de cette séance, nous vous encourageons –tout particulièrement si vous êtes un enseignant qui accompagne ses élèves– à commander la fiche de lecture qui permet de vous initier à la thématique et de vous poser quelques questions préliminaires. Les plus timides d’entre vous auront même le loisir de poser des questions de manière anonyme par sms!

Il vous reste donc à graver ce rendez-vous dans votre agenda –et pourquoi pas dans celui de vos collègues, amis, conjoint-e, enfants?– et à vous inscrire avant le 1er novembre, en n'oubliant pas de mentionner le nombre de participants. Il y aura même de quoi se régaler! Avec ou sans micro-organismes? Je vous le donne en mille...

Après ça, sérieux, c'est plus à vous qu’on en fera, des mythos sur les microbes, bouffon!

Les 5 scientifiques de l'année:

J. Michael Bishop: University of California, San Francisco, Canada

Robert G. Webster: St. Jude Children’s Research Hospital, Memphis

David D. Ho: Aaron Diamond AIDS Research Center & The Rockefeller University, New York

Douglas Young: Imperial College, London

Hajo Grundman: National Institute for Public Health and the Environment (RIVM), The Netherlands

Quelques liens:

Colloques Wright pour la Science à Genève

Mercredi après-midi à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (traduction simultanée anglais-français)

Emission Impatience sur la Radio Suisse Romande

Science et Société, en français, sur le web

Publié le mercredi 2 avril 2008

"Pluie de Science", c'est le cyberzine qui vous transporte aux quatre points cardinaux de la médiation des sciences. Développé par la Société pour la Promotion de la Science et de la Technologie, ce journal en ligne traite notamment, dans son numéro 31 de printemps 2008, de blog(ue)s et forums scientifiques.

A cette occasion, DéfiSciences a répondu à quelques-unes des questions du journaliste canadien Bruno Lamolet.

Pour lire l'article, rendez-vous ICI.

Ariane

La République des blogs en Suisse: DéfiSciences y participe!

Publié le mercredi 31 janvier 2007

Avec un blog né au début de l'année 2007, DéfiSciences aurait pu rater les premières rencontres de la République des blogs en Suisse romande.

Kesako? Un excellent résumé de l'histoire de la blogosphère citoyenne est disponible sur le site de swissroll. Derrière cet acronyme se faufilent François Brutsch et Guillaume Barry, qui sont aussi, avec Renaud Gautier, les initiateurs de la rencontre des blogueurs politiques de Suisse romande.

En gros, l'idée est de rassembler autour d'une table des auteurs et lecteurs de blogs politiques afin qu'ils puissent confronter leurs opinions face à face (sans se taper dessus malgré de claires divergences de vue) et partager leurs expériences du blog. Ce qui me semble évident, c'est que le fait de poster des billets sur un support accessible à l'humanité tout entière oblige à structurer ses pensées, à peser ses idées, à nuancer ses propos. C'est bien. Mais aller au-delà, apprendre à partager aussi dans une plus grande spontanéité empreinte de respect de l'autre, autour d'un verre, est un pas de plus qu'il fallait franchir... et que nous avons franchi dans une ambiance si attachante que peuvent vivre ceux qui, solidaires malgré leurs différences, ont envie de "refaire le monde".

Que vient faire DéfiSciences là-dedans?

Certes, votre "serviteuse" n'a pas grande connaissance de la politique suisse et n'a pas (encore?) le droit de vote en territoire helvétique. Néanmoins, originaire du plat pays, je ne puis qu'être sensible aux particularismes de ces petits pays dont le charme doit beaucoup à la structure en patchwork linguistico-culturel.

Certes, DéfiSciences traite de... sciences. Mais de sciences humainement exactes! Tout un programme qui dépend des choix citoyens en matière de... politique scientifique.

Certes, je ne suis pas une blogueuse chevronnée, puisque la page que vous êtes en train de lire a vu le jour le 21 janvier 2007. Mais un blog, c'est finalement un journal virtuel. C'est le support et la vitesse de diffusion des textes qui changent. Et l'écriture, c'est mon potage quotidien depuis toujours.

Pour toutes ces raisons, j'ai franchi sans trop de complexes le seuil du café Huissoud, rue du Stand à Genève, où se tenait la réunion du 30 janvier 2007. Et pas seulement au rang des curieux qui y étaient aussi les bienvenus.

Autour de cette longue table parsemée de bonnes bouteilles de rouge et de blanc, rejointes plus tard par les caquelons à fondue, se sont donc entretenus blogueurs et/ou lecteurs de blogs de tous bords, politiciens, journalistes, historiens, philosophes et j'en passe. Comme je l'écris en commentaire du billet de swissroll consacré au compte-rendu de la soirée[1]: une belle démonstration d'une facette du virtuel qui, loin de se substituer au réel, donne naissance à des rencontres et à des réflexions qui n'auraient probablement pas lieu autrement.

Voici l'agenda des rencontres suivantes et prochaines:

  • 27 février 2007, Fribourg, bistro de la gare,
  • 27 mars 2007, Lausanne, pizzeria Le Milan.

A suivre...

Ariane

Notes

[1] Voir aussi le point de vue de Stéphane sur cette soirée

DéfiSciences, step by step

Publié le samedi 20 janvier 2007

DECEMBRE 2002

Alors que je travaille depuis quelques mois comme responsable éditoriale du secteur Sciences-Technique-Médecine aux éditions De Boeck, je m'aperçois que j'interagis avec des personnes parfois très éloignées géographiquement mais qui partagent des préoccupations similaires. Afin de rationnaliser les envois d'informations et de favoriser les échanges, je lance une liste de diffusion intitulée Publications_STM.[1] Mon but est aussi, indirectement, de recruter des collaborateurs externes (auteurs, traducteurs, correcteurs, réviseurs scientifiques) pour notre petite équipe éditoriale.

Les inscriptions vont bon train, et les emails atterrissant quotidiennement dans les boîtes aux lettres deviennent trop nombreux. Il est nécessaire de trouver une solution permettant de fidéliser des membres bien occupés et rendre plus aisée la lecture des échanges.

JANVIER 2004

Publications_STM est abandonné au profit d'un forum de discussion que je baptise DéfiSciences[2] et qui est hébergé à l'adresse "defisciences.net". Cette formule présente les avantages du classement thématique des échanges, de l'ouverture à tous les internautes (et non aux seuls inscrits) et de la convivialité. Voici sa page d'accueil...

... et son slogan:
DéfiSciences - Pour des sciences humainement exactes… et avant que les encyclopédistes aient définitivement cédé la place aux cyclopes!

2004 - 2005 - 2006

DéfiSciences cherche sa route, se structure peu à peu. Des relations se nouent au travers de son existence. Je salue particulièrement le partenariat qui s'établit tout naturellement avec Guillaume Calu (Spectrosciences), Philippe Bourlitio (Débats-Science-Société) et Eric Raulet (Sapience). Sans oublier la contribution majeure d'Ulysse à la vie de DéfiSciences.

Les membres du forum s'échangent des informations sur la littérature scientifique la plus variée, des ouvrages professionnels aux "romans scientifiques", en passant par les œuvres pédagogiques. Ils y débattent de sujets scientifiques, pour simplement étendre leur culture et étoffer leurs points de vue, ou pour partager leurs espoirs et leurs appréhensions quant à la mise en application d'un savoir. La richesse de DéfiSciences repose selon moi sur la diversité des profils socio-culturels de ses membres et sur la faculté de plusieurs d'entre eux de faire remonter les débats vers les organes décisionnels.

Une petite ombre au tableau: alors que je souhaite promouvoir un dialogue citoyen, ce sont presque exclusivement des universitaires qui fréquentent et alimentent le forum de leurs messages. Et même s'il s'agit d'académiciens de tous bords, les discussions qui s'imposent donnent à DéfiSciences un ton quelque peu "élitaire" qui dissuade les non initiés (ou plutôt les initiés à autre chose!) d'apporter leur pierre à l'édifice. A bon entendeur, salut! Ceux qui inverseront cette tendance m'en verront ravie.

SEPTEMBRE 2006

De gros soucis d'hébergement rendent le site inaccessible et l'adresse "defisciences.net", irrécupérable. Stéphane, qui co-administre le forum, sauve DéfiSciences du naufrage. La base de données est réinstallée sur "defisciences.info", avec cependant une perte immense au niveau du référencement sur les moteurs de recherche.

JANVIER 2007

DéfiSciences fête ses trois ans. La page d'accueil évolue vers la formule Blog que vous êtes en train de parcourir.

Ariane

Notes

[1] STM = Sciences-Technique-Médecine

[2] Forum DéfiSciences